Les vendanges
LES VENDANGES.


Bienvenue à Cairanne.
Septembre est en effet le mois des vendanges. Le mois qui est le bienvenu et qui remplit de fruits les paniers et corbeilles en osier.

Magnifiques raisins noirs.
A ce propos, un proverbe dit: En septembre, le fainéant peut aller se pendre.
Et oui, les vendanges demandent beaucoup de travail et de rigueur. C'est un travail passionné pour les vignerons.


Le vin, on sait si bien qu'on le doit à la vendange de septembre, qu'on le nomme l'aigo de setèmbre, l'eau de septembre.

Le joli village de Cairanne.
Cairanne est l'une des 18 communes à avoir le droit d'accoler son nom à l' A O C Côtes du Rhône villages.
Prenons ce village " Cairanne ". Le vieux village est perché en haut d'une colline. Le point culminant baptisé " Le Belvédére " des côtes du Rhône est situé à 320 métres d'altitude.
Cairanne! Un océan de vignes, 1600 hectares de vignobles avec pour toile de fond " les dentelles de Montmirail" et le Ventoux.

Les vignes avec en arriére plan, le Mont-Ventoux Le géant de Provence.

Coupe et ramassage du raisins dans les vignes.

Les corbeilles pleines de raisins sont vidées dans le camion.

Puis transportés à la coopérative.

En attente de vider le raisin.

Les grappes de raisins sont versés pour la pesée.

Pesage du raisin.

Puis, le raisin est transporté pour étre vinifié.
La variété du raisin est le grenache, ( il y a du noir et du blanc) c'est le cépage principal des Côtes du Rhône méridionales. Environ 60 à 70 % des vignes de Cairanne.
Un vendangeur coupe environ 50 à 80 kg par heure quand la vendange est belle. Sinon, on peut tomber à moins de 30 kg par heure.
Les vendanges durent un peu plus de 3 semaines, car il y à des cépages plus ou moins précoce et l'étagement des coteaux avec des maturités décalés.
Pas de machine à vendanger pour la récolte des raisins destinés à l'élaboration du Cairanne.
Il faut environ un vendangeur pour 2 ha et il y à 1200 ha de vignes à Cairanne.
Les 2/3 sont vinifiés à la cave coopérative, le reste chez une trentaine de vignerons indépendants.
*****
* Je remerçie chaleureusement Monsieur J-P I pour son aide pour faire ce reportage et ses photos sur les vignes de Cairanne.
* Le raisin grenache est un cépage de Provence, du Languedoc et du Roussillon, dont la variété à raisins noirs est la plus répandue. C'est un vin doux naturel issu de ce cépage. Le vin de Cairanne est du Côtes du Rhône village Cairanne.
D'autres infos:
Cave de Cairanne.
Histoire des vignobles.
Gigondas.
Chateauneuf du Pape.
Beaumes de Venise.
Rasteau.
Vacqueyras.


Commentaires
fanaplm84 le 23/09/2008 à 23:15:02
Oh oui les vendanges c'est bien!.. Quand j'étais petit mes arrières grands parents avaient des vignes... Avec un petit cabanon, celui dont je vous ai parlé dans l'article sur le cabanon... Quand c'était la saison j'allais aider aux vendanges les jeudis. Il n'y avait pas des hectares de vignes, juste de quoi manger de belles grappes et pour le pépé de faire qques tonneaux de ce qui était, aux dires de ceux qui en buvaient, une affreuse piquette. Alors les vendanges se faisaient avec quelques amis du grand père et... moi. Chacun son seau et ses ciseaux. Il fallait bien faire attention à ne pas se couper les doigts, ni ceux de celui ou celle qui coupait de l'autre côté de la raie. Après on emportait de grosses caisses de bois pleines de raisins (et claffies d'abeilles! Ah ça elles aiment le raisin bien mûr les abeilles ou... les guêpes, d'ailleurs) à sa maison sur le plateau de sa 203... inutile de dire que le voyage se faisait derrière assis sur les caisses de raisins... On ne risquerait pas de faire une telle chose aujourd'hui... on se ferait vite fait arrêter par les gendarmes au premier carrefour! Mais bon en ces temps pas si lointains, on ne se posait pas autant de question. En tous cas je faisais aussi le voyage aller debout dans la benne avec les caisses vides! Enfin, bref une fois le raisin à la maison il fallait le presser rapidement... Quel plaisir de tourner la grande manivelle et de repartir le soir à la maison, vanné mais avec qques bouteilles de jus de raisin tout frais (avec en prime qqes coliques le lendemain!). Et puis après il y avait tout le travail à la cave, la préparation des tonneaux, le soutirage... les dégustations (enfin pas pour moi bien ssûr). J'adorais tout cela et pourtant... je n'ai jamais bu de vin! Plus tard une fois le vin soutiré, il restait le moût que le pépé emportait au bouilleur de cru pour faire qques bouteilles d'eau de vie... ça aussi c'était un sacré spectacle! Le bouilleur avec son énorme alambic qui crachait de la vapeur de partout (et répendait dans le secteur une odeur d'alcool... l'alambic bien sûr, pas le bouilleur! quoi que...) s'installait sur une place pour plusieurs jours et tous les vignerons du coin lui apportaient leurs moûts. Le passage des ces camionnettes, camions, tracteurs, remplis d'un tas fumant de raisins violet sombre laissait tout au long de leur chemin une odeur bien particulière. Et pour terminer le grand père donnait ce qui restait à ses poules... Qui adoraient ça mais finissaient très rapidement pompettes! Ainsi va l'enfance... Dont il ne reste aujourd'hui que des souvenirs... Les ancins sont partis, les vignes ont été arrachées, les poules n'y sont plus, la 203 non plus d'ailleurs (dommage) et le bouilleur ne vient plus car il ne doit pas rester de nos jours grand monde à posséder un "privilège" dans le coin... Mais cette odeur... Je la sens encore. Merci pour ces belles photos et cet intéressant article.
Jean Pierre site : TONTON84.CENTERBLOG.NET | le 27/09/2008 à 23:44:57
Tout d'abord merci pour m'avoir mis dans vos favoris, c'est trés gentil de votre part.
Et félicitations, pour ce reportage sur les vendanges.
Je le trouve bien commenté, accompagné de superbes images. Un petit secret, moi Vauclusien d'origine, je n'ai jamais fait les vendanges. Chutttt!! faut le dire à personne.
cordialement
Jean Pierre alias TONTON 84
Marie France le 26/04/2009 à 02:48:49
Les vendanges à Chateauneuf du Pape à 4km de Sorgues.
Les Italiens et Espagnols émigrés vivants à Sorgues étaient sollicités chaque année pour les vendanges, car travailleurs et sérieux. Je me souviens enfant, de Monsieur Rémy, qui venaient chercher à Sorgues les vendangeurs, nous montions dans la camionnette remplie de chaises très tôt le matin il faisait frais, mais pas froid ( je ne sais pas pourquoi quelques enfants faisaient partis du voyage ( certainement parce-que nos mères n'avaient personne pour nous faire garder). Nous arrivions dans les vignes , femmes et hommes prenaient leur sécateur, seau, foulard, hottes, bottes et partaient dans sa rangée pour commencer la récolte des grappes, dans un silence religieux. Et puis hommes et femmes sortaient de leur nuit, les femmes ialiennes chantaient d'une voix douce et mélodieuse, les femmes espagnoles d'une voix plus résonnante, les hommes lancaient des calembours et avaient des gestes coquins avec les femmes. Nous enfants nous jouions à quelques mètres devant ou derrière. Puis arrivait l'heure du repas, pris en commun avec Patron et employés. Résonne encore dans mes oreilles les rires de ses hommes et femmes heureux de partager ce moment. Puis tout le monde repartait à la vigne et ce n'est que vers 16 heures que la camionnette nous ramenait à la maison. J'ai compris bien des années plus tard lorsque moi-même j'ai fait les vendanges en temps qu'étudiante, combien ce travail était dur, mais ce dont je me souviens aussi c'est de l'esprit "Vendange" qui demeure toujours un moment de partage. Aucune nostalgie, que de bons souvenirs.
Commentaires
fanaplm84 le 23/09/2008 à 23:15:02Oh oui les vendanges c'est bien!.. Quand j'étais petit mes arrières grands parents avaient des vignes... Avec un petit cabanon, celui dont je vous ai parlé dans l'article sur le cabanon... Quand c'était la saison j'allais aider aux vendanges les jeudis. Il n'y avait pas des hectares de vignes, juste de quoi manger de belles grappes et pour le pépé de faire qques tonneaux de ce qui était, aux dires de ceux qui en buvaient, une affreuse piquette. Alors les vendanges se faisaient avec quelques amis du grand père et... moi. Chacun son seau et ses ciseaux. Il fallait bien faire attention à ne pas se couper les doigts, ni ceux de celui ou celle qui coupait de l'autre côté de la raie. Après on emportait de grosses caisses de bois pleines de raisins (et claffies d'abeilles! Ah ça elles aiment le raisin bien mûr les abeilles ou... les guêpes, d'ailleurs) à sa maison sur le plateau de sa 203... inutile de dire que le voyage se faisait derrière assis sur les caisses de raisins... On ne risquerait pas de faire une telle chose aujourd'hui... on se ferait vite fait arrêter par les gendarmes au premier carrefour! Mais bon en ces temps pas si lointains, on ne se posait pas autant de question. En tous cas je faisais aussi le voyage aller debout dans la benne avec les caisses vides! Enfin, bref une fois le raisin à la maison il fallait le presser rapidement... Quel plaisir de tourner la grande manivelle et de repartir le soir à la maison, vanné mais avec qques bouteilles de jus de raisin tout frais (avec en prime qqes coliques le lendemain!). Et puis après il y avait tout le travail à la cave, la préparation des tonneaux, le soutirage... les dégustations (enfin pas pour moi bien ssûr). J'adorais tout cela et pourtant... je n'ai jamais bu de vin! Plus tard une fois le vin soutiré, il restait le moût que le pépé emportait au bouilleur de cru pour faire qques bouteilles d'eau de vie... ça aussi c'était un sacré spectacle! Le bouilleur avec son énorme alambic qui crachait de la vapeur de partout (et répendait dans le secteur une odeur d'alcool... l'alambic bien sûr, pas le bouilleur! quoi que...) s'installait sur une place pour plusieurs jours et tous les vignerons du coin lui apportaient leurs moûts. Le passage des ces camionnettes, camions, tracteurs, remplis d'un tas fumant de raisins violet sombre laissait tout au long de leur chemin une odeur bien particulière. Et pour terminer le grand père donnait ce qui restait à ses poules... Qui adoraient ça mais finissaient très rapidement pompettes! Ainsi va l'enfance... Dont il ne reste aujourd'hui que des souvenirs... Les ancins sont partis, les vignes ont été arrachées, les poules n'y sont plus, la 203 non plus d'ailleurs (dommage) et le bouilleur ne vient plus car il ne doit pas rester de nos jours grand monde à posséder un "privilège" dans le coin... Mais cette odeur... Je la sens encore. Merci pour ces belles photos et cet intéressant article.
Jean Pierre site : TONTON84.CENTERBLOG.NET | le 27/09/2008 à 23:44:57
Tout d'abord merci pour m'avoir mis dans vos favoris, c'est trés gentil de votre part.
Et félicitations, pour ce reportage sur les vendanges.
Je le trouve bien commenté, accompagné de superbes images. Un petit secret, moi Vauclusien d'origine, je n'ai jamais fait les vendanges. Chutttt!! faut le dire à personne.
cordialement
Jean Pierre alias TONTON 84
Marie France le 26/04/2009 à 02:48:49
Les vendanges à Chateauneuf du Pape à 4km de Sorgues.
Les Italiens et Espagnols émigrés vivants à Sorgues étaient sollicités chaque année pour les vendanges, car travailleurs et sérieux. Je me souviens enfant, de Monsieur Rémy, qui venaient chercher à Sorgues les vendangeurs, nous montions dans la camionnette remplie de chaises très tôt le matin il faisait frais, mais pas froid ( je ne sais pas pourquoi quelques enfants faisaient partis du voyage ( certainement parce-que nos mères n'avaient personne pour nous faire garder). Nous arrivions dans les vignes , femmes et hommes prenaient leur sécateur, seau, foulard, hottes, bottes et partaient dans sa rangée pour commencer la récolte des grappes, dans un silence religieux. Et puis hommes et femmes sortaient de leur nuit, les femmes ialiennes chantaient d'une voix douce et mélodieuse, les femmes espagnoles d'une voix plus résonnante, les hommes lancaient des calembours et avaient des gestes coquins avec les femmes. Nous enfants nous jouions à quelques mètres devant ou derrière. Puis arrivait l'heure du repas, pris en commun avec Patron et employés. Résonne encore dans mes oreilles les rires de ses hommes et femmes heureux de partager ce moment. Puis tout le monde repartait à la vigne et ce n'est que vers 16 heures que la camionnette nous ramenait à la maison. J'ai compris bien des années plus tard lorsque moi-même j'ai fait les vendanges en temps qu'étudiante, combien ce travail était dur, mais ce dont je me souviens aussi c'est de l'esprit "Vendange" qui demeure toujours un moment de partage. Aucune nostalgie, que de bons souvenirs.